Scolyte de l'amandier
- class : Animalia, Arthropoda, Insecta, Coleoptera, Curculionidae
- syn. : Ruguloscolytus amygdali
- dénominations européennes : small almond-tree borer (GB), Mandelbaumsplintkäfer (D), barrenillo (E), Scolitide del mandorio (I), caruncho da amendoeira (P).
- Description du ravageur :
L'oeuf est sphérique ou ovoïde, il est de couleur blanc mat. La larve apode, est molle, blanchâtre et arquée. La tête est grise, sclérifiée, sans ocelles, armée de puissantes mandibules. La nymphe est légèrement aplatie, avec des soies peu denses. Les ébauches de la seconde paire d'ailes recouvrent la 3ème paire de pattes et découvrent les tibias des autres paires de pattes.
- Les dégâts sur les cultures :
Les galeries nutriciales ne sont pas dangereuses pour l'arbre.
Les galeries de ponte, profondes, n'endommagent pas les arbres sains et vigoureux. Elles sont cependant capables de tuer des branches ou de jeunes sujets (figures 1 et 2) affaiblis par des champignons, comme Stigmina carpophila (agent de la maladie criblée) ou par des insectes tels que Monosteira unicostata (tigre de l'amandier) ou Aglaope infausta (zygène de l'amandier), ou encore par un stress hydrique.
- Les plantes hôtes :
L'amandier (Prunus dulcis) est la plante-hôte du coléoptère Scolytus amygdali.
- Cycle de développement :
Il y a probablement 3 générations par an : la 1ère en mai, la 2ème en juillet et la dernière en septembre (au sud du Portugal).
Le scolyte de l'amandier creuse une galerie longitudinale, sur 2 à 3 cm, puis une série de galeries transversales où il pond dans chacune un oeuf avant de l'obturer d'un bouchon de vermoulure. La ponte achevée, la femelle quitte la galerie ; elle meurt souvent au moment de sortir à l'air libre, obstruant l'orifice de son corps (figure 3).