Scolytus amygdali Guerin 1847
Scolyte de l'amandier




- class : Animalia, Arthropoda, Insecta, Coleoptera, Curculionidae
- syn. : Ruguloscolytus amygdali
- dénominations européennes : small almond-tree borer (GB), Mandelbaumsplintkäfer (D), barrenillo (E), Scolitide del mandorio (I), caruncho da amendoeira (P).


Caractéristiques du ravageur et de ses dégâts


Description du ravageur :

L'adulte mesure de de 2 à 3 mm ; son pronotum est d'un noir profond, marqué de petites ponctuations nombreuses, ovales, distinctes et disposées en files longitudinales, plus denses devant et sur les côtés. Les élytres sont moins foncés, brun roux, avec des taches plus sombres au centre.

L'oeuf est sphérique ou ovoïde, il est de couleur blanc mat. La larve apode, est molle, blanchâtre et arquée. La tête est grise, sclérifiée, sans ocelles, armée de puissantes mandibules. La nymphe est légèrement aplatie, avec des soies peu denses. Les ébauches de la seconde paire d'ailes recouvrent la 3ème paire de pattes et découvrent les tibias des autres paires de pattes.

Les dégâts sur les cultures :

Les galeries nutriciales ne sont pas dangereuses pour l'arbre.

Les galeries de ponte, profondes, n'endommagent pas les arbres sains et vigoureux. Elles sont cependant capables de tuer des branches ou de jeunes sujets (figures 1 et 2) affaiblis par des champignons, comme Stigmina carpophila (agent de la maladie criblée) ou par des insectes tels que Monosteira unicostata (tigre de l'amandier) ou Aglaope infausta (zygène de l'amandier), ou encore par un stress hydrique.


Biologie du ravageur


Les plantes hôtes :

L'amandier (Prunus dulcis) est la plante-hôte du coléoptère Scolytus amygdali.

Cycle de développement :

Il y a probablement 3 générations par an : la 1ère en mai, la 2ème en juillet et la dernière en septembre (au sud du Portugal).

Les adultes nouvellement formés sortent de la logette nymphale par un orifice percé au travers du liber et de l'écorce. Ils marchent ou volent vers les nouvelles pousses d'amandier, y creusent des trous peu profonds pour s'alimenter de la sève et des sucs cellulaires (galeries nutriciales). Une fois alimentés, les adultes, très actifs, recherchent des sites favorables à la reproduction : branches malades, cassées, en tous cas peu en sève. L'accouplement a lieu sur l'écorce, à l'entrée de la galerie de ponte que la femelle entreprend de creuser, voire à l'intérieur d'une galerie fraîchement forée.

Le scolyte de l'amandier creuse une galerie longitudinale, sur 2 à 3 cm, puis une série de galeries transversales où il pond dans chacune un oeuf avant de l'obturer d'un bouchon de vermoulure. La ponte achevée, la femelle quitte la galerie ; elle meurt souvent au moment de sortir à l'air libre, obstruant l'orifice de son corps (figure 3).
Dernière modification : 16/02/2026
Scolytus_amygdali3
Figure 1
Scolytus_amygdali2
Figure 2
Scolytus_amygdali1
Figure 3