Thrips des céréales
- class. : Animalia, Arthropoda, Insecta, Thysanoptera, Thripidae
- syn. : Limothrips astutus, L. avenae, L. minor
- dénominations européennes : grain thrips (GB), Getreideblasenfuß (D), trips del trigo (E), tripide del grano (I), tripes dos cereais (P).
Caractéristiques du ravageur et de ses dégâts
- Description du ravageur :
Adulte (figure 1), la femelle a un corps brun clair à noir ; elle mesure de 1,6 à 1,8 mm de long ; elle est a pattes noires sauf le tibia antérieur et le tarse qui sont jaunâtres ; avec des ailes hyalines bordées d'une frange de soies ; avec des antennes à 8 articles ; deux paires de soies très épaisses sur les bords latéraux du tergite 8 ; le 10e segment abdominal est conique et pointu. Le mâle est nettement plus petit que la femelle et toujours aptère. La larve est de couleur blanc jaunâtre, elle a sensiblement la même forme que l'adulte. La nymphe est blanc hyalin.
- Dégâts sur les cultures :
Les piqûres larvaires sur l'ovaire peuvent provoquer la stérilisation de la fleur (figure 2) et, en conséquence, une baisse sensible du rendement en grains. Sur les grains déjà formés, les piqûres larvaires provoquent la "moucheture" du grain, entraînant le refus de la semoule de la part des fabricants de pâtes alimentaires. Les individus adultes piquent l'homme et peuvent entrer en quantité innombrable dans les habitations.
Biologie du ravageur
- Plantes-hôtes :
Les plantes-hôtes de Limothrips cerealium sont les graminées, principalement le blé, l'avoine, l'orge et le maïs.
- Cycle de développement :
On retrouve une génération annuelle en France, 2 générations observées dans certains pays (Ecosse, Allemagne, Pays-Bas), voire une 3e génération partielle (Suède).
Adulte, la femelle fécondée reprend son activité en avril et vole à la recherche de graminées. Elle se nourrit sur les feuilles les plus tendres qu'elle pique et dont elle aspire le contenu cellulaire (figure 3).
Les mâles apparaissent dès le début juin. Ils fécondent les femelles et meurent rapidement. La femelle pond à la base des feuilles ou à l'intérieur de la gaine la plus récente ; elle passe ensuite sur l'épi lorsqu'il est dégagé et pond à l'intérieur des glumes et dans les jeunes ovaires.
Les oeufs sont insérés sous l'épiderme du végétal à l'aide de la tarière (figure 4).
Après une période d'alimentation, les femelles quittent la plante-hôte fin juillet, lorsque la teneur en eau des épis descend en dessous de 45% et gagnent des gîtes d'hivernation en vol massifs très spectaculaires.
La larve se nourrit dans les gaines ou sur les épis en piquant les organes floraux puis les graines formées. Sa croissance achevée, elle se "nymphose" en place, dans la gaine ou l'épi.