Delia floralis (Fallen 1824)
Mouche du navet
Mouche du navet
- class. : Animalia, Arthropoda, Insecta, Diptera, Anthomyiidae
- syn. : Phorbia floralis, Chortophila floralis
- dénominations européennes : turnip root fly, turnip maggot, summer cabbage fly (GB) ; Große Kohlfliege, Rettichfliege (D) ; mosca del nabo (E) ; mosca della rapa (I) ; mosca do nabo (P)
Biologie du ravageur
- Hôtes du ravageur:
Les plantes-hôtes de Delia floralis sont les crucifères et notamment le radis, le raifort, le navet, le chou, le chou-fleur ; la chicorée, les sanves et les ravenelles sont également attaquées.
- Cycle de développement :
Il y a une génération par an dans les pays nordiques (Danemark, Allemagne). Les adultes apparaissent de façon échelonnée de juillet à septembre ; les oeufs sont pondus en août et septembre à la surface du sol. La durée de son évolution est de 10 jours à 15°C.
Les larves qui éclosent début septembre terminent leur développement 30 à 40 jours plus tard. Elles se nymphosent sous terre et hivernent. La larve ronge le tissu cortical des racines et pénètre parfois dans la partie basale des feuilles de choux pommés. On retrouve la pupe à 5 cm de profondeur dans le sol.
Les larves qui éclosent début septembre terminent leur développement 30 à 40 jours plus tard. Elles se nymphosent sous terre et hivernent. La larve ronge le tissu cortical des racines et pénètre parfois dans la partie basale des feuilles de choux pommés. On retrouve la pupe à 5 cm de profondeur dans le sol.
Caractéristiques du ravageur et de ses dégâts
- Description du ravageur :
L'adulte mesure de 6 à 8 mm de long. L'abdomen de la femelle est uniformément gris clair et les fémurs postérieurs du mâle ont une rangée de soies à la partie inférieure. La tête est blanche, le thorax est orné de trois lignes noires et les ailes sont grisâtres.
La larve mesure de 9 à 10 mm de long (figure 1).
- Les dégâts sur les cultures :
Les dégâts causés par l'insecte Delia floralis sont toujours très importants. Sur les légumes-racines, les larves creusent des galeries qui peuvent remonter jusqu'au pétiole des feuilles et rendent le légume impropre à la consommation.
Sur les plantes à racines ligneuses, les galeries restent limitées à leur partie périphérique, pouvant parfois séparer l'extrémité du pivot de la racine sous-jacente (figure 2). Lorsque l'attaque est massive, les plantes cessent de croître, prennent une teinte plombée et manquent de turgescence ; peu à peu, elles jaunissent et meurent.
Dans le cas d'attaques moindres, la croissance des plantes est fortement retardée. Par ailleurs, la présence des galeries permet l'installation de pourritures qui attirent des diptères saprophages (figure 3).
Sur les plantes à racines ligneuses, les galeries restent limitées à leur partie périphérique, pouvant parfois séparer l'extrémité du pivot de la racine sous-jacente (figure 2). Lorsque l'attaque est massive, les plantes cessent de croître, prennent une teinte plombée et manquent de turgescence ; peu à peu, elles jaunissent et meurent.
Dans le cas d'attaques moindres, la croissance des plantes est fortement retardée. Par ailleurs, la présence des galeries permet l'installation de pourritures qui attirent des diptères saprophages (figure 3).