Delia platura (Meigen 1826)
Mouche des semis
Mouche des semis
- class. : Animalia, Arthropoda, Insecta, Diptera, Anthomyiidae
- syn. : Hylemyia platura, Chortophila cilicrura
- dénominations européennes : bean seed fly, seedcorn maggot (GB) ; Bohnenfliege, Wurzelfliege, Bohnensaatenfliege, Saatenfliege (D) ; mosca de las siembras (E) ; mosca grigia dei semi (I) ; mosca cinzenta das plantinhas (P).
Caractéristiques du ravageur et de ses dégâts
- Description du ravageur :
L'adulte de l'insecte Delia platura est une mouche grise de 3 à 6 mm de longueur. Son thorax gris jaunâtre et son abdomen sont ornés d'une bande longitudinale médiane brunâtre, ses pattes sont noires (figure 1).
L'oeuf est blanc nacré, il est allongé et mesure environ 1 mm de long. L'asticot est blanc il atteint 5 à 8 mm de long à son complet développement ; le dernier segment est tronqué obliquement. La pupe est de couleur rouge-brun, elle mesure environ 5 mm de long.
L'oeuf est blanc nacré, il est allongé et mesure environ 1 mm de long. L'asticot est blanc il atteint 5 à 8 mm de long à son complet développement ; le dernier segment est tronqué obliquement. La pupe est de couleur rouge-brun, elle mesure environ 5 mm de long.
- Les dégâts sur les cultures :
Les larves détruisent les germes des graines ou des bulbes en cours de développement et les plants repiqués (figure 2). Elles provoquent souvent la pourriture du végétal (figure 3), entraînant la destruction plus ou moins totale des semis ou des plantations (figure 4).
Sur l'asperge, les turions attaqués sont déformés, souvent éclatés et ont un goût amer. Les dégâts dépendent de l'importance de la population larvaire, donc de l'attractivité du sol pour les adultes (sol fraîchement travaillé, richesse en matières organiques récemment enfouies). Par ailleurs, tout ce qui ralentit la vitesse de la germination et la vigueur de la pousse aggrave les risques, en particulier, les températures basses et la profondeur excessive des semis.
Sur l'asperge, les turions attaqués sont déformés, souvent éclatés et ont un goût amer. Les dégâts dépendent de l'importance de la population larvaire, donc de l'attractivité du sol pour les adultes (sol fraîchement travaillé, richesse en matières organiques récemment enfouies). Par ailleurs, tout ce qui ralentit la vitesse de la germination et la vigueur de la pousse aggrave les risques, en particulier, les températures basses et la profondeur excessive des semis.
Biologie du ravageur
- Hôtes du ravageur:
La mouche des semis est très polyphage (plus de 40 plantes-hôtes) : haricot, melon, concombre, epinard, asperge (figure 5), tomate, céréales, maïs, tabac, glaïeul (Gladiolus sp.), oeillet (Dianthus sp.), sapin, erable, etc. Elle ajoute parfois ses dégâts à ceux d'autres ravageurs, c'est le cas sur radis, navet, oignon ou pomme de terre.
- Cycle de développement :Trois à six générations peuvent se succéder dans l'année selon les régions. La durée du cycle varie avec la température (+10°C : 85 jours, +20°C : 24-25 jours, +25°C : 16-17 jours). Les pupes hivernent dans le sol et les adultes apparaissent dès la fin de l'hiver et surtout au printemps.
Dans les régions méridionales, les adultes sont présents toute l'année. La femelle dépose plusieurs centaines d'oeufs dans le sol, le plus souvent isolément. La présence d'un végétal n'est pas nécessaire, les sols humides, riches en matière organiques et fraîchement travaillés sont des lieux de ponte très attractifs.
L'évolution embryonnaire dure quelques jours. La durée de développement de la larve est de 3 semaines. Elle s'alimente aux dépens des matières animales ou végétales en décomposition sur lesquelles elle peut effectuer la totalité de son développement.
Toutefois, très attirée par les graines en germination et les jeunes plants, elle y pénètre et creuse des galeries dans les cotylédons (figure 6), les tigelles, les jeunes pousses avant leur sortie de terre. Quand la plante est plus développée, ses tissus sont trop durs pour qu'elle soit attaquée et la période dangereuse n'excède pas 3 à 4 semaines. Les larves se nymphosent sous forme de pupes dans le sol à des profondeurs variables.
Dans les régions méridionales, les adultes sont présents toute l'année. La femelle dépose plusieurs centaines d'oeufs dans le sol, le plus souvent isolément. La présence d'un végétal n'est pas nécessaire, les sols humides, riches en matière organiques et fraîchement travaillés sont des lieux de ponte très attractifs.
L'évolution embryonnaire dure quelques jours. La durée de développement de la larve est de 3 semaines. Elle s'alimente aux dépens des matières animales ou végétales en décomposition sur lesquelles elle peut effectuer la totalité de son développement.
Toutefois, très attirée par les graines en germination et les jeunes plants, elle y pénètre et creuse des galeries dans les cotylédons (figure 6), les tigelles, les jeunes pousses avant leur sortie de terre. Quand la plante est plus développée, ses tissus sont trop durs pour qu'elle soit attaquée et la période dangereuse n'excède pas 3 à 4 semaines. Les larves se nymphosent sous forme de pupes dans le sol à des profondeurs variables.