Pommier commun
- class. : Plantae, Magnoliophyta, Magnoliopsida, Rosales, Rosaceae
- syn. :
- syn. scientifique : Malus domestica
- dénominations européennes : apple (GB), Apfelbaum (D), macieira (P), manzano (E), melo (I)
Vous trouverez plus d'informations sur cette culture dans notre application Di@gno-Pom.
C'est un arbre fruitier, de 4 à 10 m de haut, épineux à l'état sauvage. Le pommier commun, non épineux se rencontre à l'état spontané dans les haies. Le pommier est l'arbre fruitier le plus cultivé dans les zones tempérées depuis la plus haute antiquité. Il existe actuellement un très grand nombre de variétés.
Il est cultivé pour ses fruits à pépins (pommes), consommés comme fruit de bouche ou utilisés pour la confection du cidre. La conservation des fruits a évolué et les conditions en sont de plus en plus perfectionnées et soigneusement contrôlées (conservation en chambre froide et en atmosphère modifiée).
Les principaux pays producteurs européens sont l'Allemagne, l'Italie, la France, les Pays-Bas, l'Angleterre, la Grèce et la Belgique.
Sujet d'une arboriculture intensive, des espèces très pollinisatrices, telles que la Reine des reinettes, la Golden delicious et les variétés à fruits rouges, doivent être présentes dans tous les vergers. La productivité est maximale entre 10 et 15 ans.
Beaucoup de ravageurs et de maladies sont liés à un stade phénologique précis du pommier, qu'il importe de bien savoir repérer pour mieux raisonner la surveillance et la lutte phytosanitaires.
Le pommier est reproduit par semis, mais surtout par greffage, sur franc ou sur porte-greffes multipliés par marcottage ou bouturage.
Les feuilles de pommier sont riches en flavonoïdes. Un composé, la sieboldine, a une activité bactériostatique in vitro contre diverses espèces bactériennes et s’est surtout avérée être un antioxydant remarquable in vitro. Ces propriétés pourraient être utilisée pour la protection au verger, mais aussi dans le domaine biomédical.
- Les principales maladies du pommier :
Parmi les maladies bactériennes les plus redoutées on trouve le feu bactérien causé par Erwinia amylovora.
Les maladies fongiques qui atteignent le pommier sont la tavelure (Venturia inaequalis figure 6), l'oïdium (Podosphaera leucotricha) et le chancre du collet (Phytophtora cactorum). En condition météorologique humide et chaude, Monilinia fructigena et Monilia laxa, responsables de la moniliose des arbres fruitiers se développent sur fruits (figure 7)
Les maladies à virus sont moins à redouter depuis que les plants certifiés apportent une garantie vis-à-vis de la maladie du bois souple (due à un mycoplasme), la mosaïque du pommier, la maladie des proliférations et la maladie des taches liégeuses ou russet ring.
En conservation, les principaux dégâts sont dus à Penicillium expansum, agent de pourriture, donnant au fruit un goût terreux près des zones atteintes par le champignon (figure 8).
- Les principaux ravageurs du pommier :
Beaucoup sont communs aux arbres fruitiers à pépins et à noyaux. De nombreux autres ravageurs sont communs avec le poirier comme la cochenille virgule du pommier (Lepidosaphes ulmi), la cochenille ostréiforme (Diaspidiotus ostraeiformis) et la cochenille jaune des arbres fruitiers (Diaspidiotus piri) qui colonisent les rameaux. Parasite émergent depuis les années 2000, Pseudococcus viburni Signoret, 1875 (Pseudococcidae, cochenille farineuse) se développe dans les vergers. Coleophora hemerobiella, est un lépidoptère qui provoque des dégâts sur feuilles et fruits.
La tordeuse rouge des bourgeons (Spilonota occellana), le puceron vert migrant du pommier (Rhopalosiphum insertum) et le puceron vert non migrant du pommier (Aphis pomi) attaquent les feuilles. La sésie du pommier (Synanthedon myopaeformis) creuse le bois.
Enfin, on rencontre de nombreux ravageurs plus spécifiques comme le puceron lanigère du pommier (Eriosoma lanigerum) sur les racines ou les plaies du tronc, l'hoplocampe du pommier (Hoplocampa testudinea) qui détruit les bourgeons floraux. On note aussi des dégâts de puceron cendré du pommier (Dysaphis plantaginea), de l'hyponomeute du pommier (Yponomeuta malinellus). Le cémiostome du pommier (Leucoptera malifoliella) creuse des mines rondes dans les feuilles (figure 9).
Enfin, sur fruits, les dégâts les plus fréquents sont dûs à Cydia pomonella (carpocapse).