Yponomeuta malinellus Zeller 1838
Hyponomeute du pommier
 
- class. : Animalia, Arthropoda, Insecta, Lepidoptera, Yponomeutidae
- syn. : Hyponomeuta malinellus, Yponomeuta padella
- dénominations européennes : apple small ermine moth (GB), Apfelbaumgespinstmotte (D), arañuelo del manzano (E), tignola del melo (I), hiponomeuta da macieira (P).

Caractéristiques du ravageur et de ses dégâts

Description du ravageur :

L'adulte mesure 16 à 20 mm d'envergure, de couleur généralement blanc pur. Les ailes antérieures sont piquetées de points noirs et les ailes postérieures sont grisâtres et frangées (figure 1).

Les oeufs sont groupés au nombre de 20 à 95 par ponte, ils sont disposés en ooplaques convexes, ovales ou allongées, mesurant entre 4 et 10 mm (figure 2). Ces ooplaques, jaunâtres après la ponte, brunes ensuite, sont généralement déposées sur l'écorce des rameaux de 2 ans et appuyées à l'aisselle de bourgeons ou d'empattements de ramilles. La larve est jaune paille au 1er stade larvaire, la couleur de la chenille varie ensuite lors de chaque intermue : gris-bleu ardoisé après la mue, sa pigmentation s'éclaircit progressivement jusqu'à gris jaunâtre avant la mue suivante. Chaque segment porte 2 taches noires. La tête est noire. Au terme de son développement, la chenille atteint 18 à 20 mm de longueur.

Le cocon de nymphose est une chrysalide renfermée dans un petit cocon soyeux blanc. Ceux-ci sont disposés parallèlement entre eux au centre d'un tissage collectif ou "nid de nymphose (figure 3).
 
Les dégâts sur les cultures :

L'hyponomeute provoque des défoliations plus ou moins graves aux extrémités des rameaux des pommiers dont les feuilles, rongées superficiellement prennent une couleur rousse (figure 4). Les jeunes fruits inclus dans les tissages présentent des traces de morsures. Lorsque la défoliation est importante, la croissance estivale des fruits est arrêtée et ceux-ci tombent prématurément. L'importance des dégâts varie beaucoup d'une année à l'autre. Les pullulations sont fréquemment espacées de plusieurs années et elles se manifestent surtout en arboriculture extensive.

Biologie du ravageur


Les plantes hôtes :

La chenille évolue principalement sur le pommier (Malus pumila), le prunier et l'aubépine (Crataegus sp.) ; elle peut également s'attaquer à l'amandier (Prunus dulcis).

Cycle de développement :

Il y a 1 génération par an. La durée d'évolution embryonnaire est de 12 à 15 jours. A l'éclosion, les jeunes chenilles entrent en diapause et demeurent groupées à l'intérieur de l'ooplaque dans laquelle elles hiverneront.   

Au printemps, les jeunes chenilles quittent l'ooplaque et reprennent leur activité à la mi-avril (stades C3 à E2 du pommier), elles pénètrent dans de jeunes feuilles qu'elles minent et dont le limbe prend un aspect boursouflé brun-rougeâtre : par transparence, on distingue les chenilles qui progressent de front à l'intérieur de la mine où elles se tiennent rangées en éventail les unes à côté des autres entre les 2 épidermes de la feuille (phase "mineuse").
 
Après la floraison, les chenilles parvenues au 2ème stade larvaire (figures) abandonnent la mine et tissent des nids soyeux englobant l'extrémité des rameaux dont elles dévorent le feuillage (phase "fileuse" et "brouteuse") (figures 6 et 7). Suivant les besoins alimentaires, plusieurs nids successifs sont construits, et ce jusqu'à la nymphose qui se passe dans un nid collectif. La durée de développement de la nymphe est généralement de 2 semaines.

Les vols s'observent dans les vergers au mois de juillet jusqu'à la fin août. L'adulte a une activité crépusculaire (vol, accouplement, ponte).

Régulation par les auxilaires :
 
Atractotomus mali (Meyer-Dür 1843) punaise prédatrice Miridae vivant sur les aubépines et les pommiers est un bon régulateur des populations de l'hyponomeute.
Dernière modification : 02/03/2026
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Figure 1
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Figure 2
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Figure 3
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Figure 4
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Figure 5
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Figure 6
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Figure 7