Prunus cerasus, Prunus avium
Le cerisier
La plupart des variétés de cerisiers cultivés pour leur fruits sont issues de croisements entre deux ou trois espèces : Prunus avium (le merisier), Prunus cerasus (le griottier), et P. serrulata (cerisier du Japon)
- class. : Plantae, Magnoliophyta, Magnoliopsida, Rosidae, Rosales, Rosaceae
- syn. :
- syn. scientifique :
- dénominations européennes : cherry (GB) ; Kirschbaum (D) ; cerejeira (P) ; cerezo (E) ; ciliegio (I)
Cerisier du Japon (Prunus serrulata).
La plante et ses utilisations
Le cerisier est un arbre fruitier de 1 à 5 m de haut, présentant un tronc à écorce lisse, à fleurs blanches disposées en petits groupes, pollinisées par les abeilles. Il est très répandu en Europe où on le retrouve à l'état spontané. Le fruit (cerise) est une drupe sphérique à épiderme glabre et luisant, blanc, jaune, rose ou rouge, à chair rouge plus ou moins foncée et à noyau lisse.
La floraison a lieu en mars-avril. La récolte est manuelle pour les cerises de bouche et mécanique pour les fruits destinés à la transformation (fruits confits, fruits au sirop, confiture, liqueur, etc.).
Les cerisiers sont cultivés pour leurs fruits (fruits de table, fruits confits, fruits au sirop, confitures, gelées, liqueurs...) mais aussi pour leur bois, très recherché en ébénisterie. La multiplication se fait par greffage. Les plants obtenus en pépinières sont plantés en hiver pendant la phase de repos végétatif. La connaissance des stades phénologiques permet de mieux raisonner la surveillance et la lutte phytosanitaire.
En Europe, les pays producteurs de cerises sont, dans l'ordre décroissant : l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne et la France avec 47 000 T en 2014.
Les maladies et ravageurs
- Les principales maladies du cerisier :
Selon les régions et les variétés, les principaux dommages sont imputables au champignon ascomycète de la moniliose (Monilia laxa) qui atteint surtout les fruits mais peut se développer sur les bouquets de mai. De même, en conditions climatiques favorables, le champignon Botrytis cinerea agent de la pourriture grise peut atteindre les fruits à maturité.
En périodes humides se développent sur le feuillage deux maladies provoquant des petites taches rouges dues aux champignons ascomycètes Blumeriella jaapii (cylindrosporiose du merisier, figure 3) et Stigmina carpophila (criblure du merisier) qui peut aussi atteindre les fruits. A terme, les feuilles jaunissent et tombent. Sur feuilles et rameaux Taphrina cerasi (Ascomycota Taphrinomycetes) provoque la formation de cloques sur feuilles et des balais de sorcière.
Des bactérioses peuvent être responsables de graves dépérissements. Il est recommandé de n'utiliser que des plants certifiés vis-à-vis de dégénérescence à virus ou à mycoplasme.
- Les principaux ravageurs européens :
Les plus courants sont ceux des autres arbres fruitiers à pépins et à noyaux.
Les larves de la teigne des fleurs de cerisier, Argyresthia pruniella Clerck 1759 (Lepidoptera Yponomeutidae) dévorent les fleurs. Sur feuilles, on peut rencontrer les dégâts de la tenthrède-limace, Caliroa cerasi Linnaeus 1758, (Hymenoptera Tenthredinidae, figure 5). L'acarien Aculus fockeui (Nalepa & Trouessart 1891) (anc. Vasates cornutus) Eriophyidae responsable de l'acariose argentée (plum rust mite) donne une teinte plombée aux feuilles, sans conséquence grave pour l'arbre. Les colonies de pucerons noirs du cerisier (Myzus cerasi) attaquent principalement les feuilles en provoquant des déformations de celles-ci (figure 4).
Le nématode migrant des racines Xiphinema index peut transmettre des viroses.
L'étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris) ainsi que d'autres passereaux, provoquent d'importants dégâts en dévorant les fruits murissants. Enfin la mouche des cerises (Rhagoletis cerasi, Diptera Tephritidae) déprécie fortement le fruit au moment de sa consommation de même que Drosophila suzukii (Diptera Drosphilidae), ravageur émergent.