Prunus persica (L.) Stokes 1812

le pêcher

 

- class. : Plantae, Magnoliophyta, Magnoliopsida, Rosales, Rosaceae
- syn. : pêcher commun
- syn. scientifique : Prunus persicae
- dénominations européennes : peach (GB) ; Pfirsichbaum (D) ; pessegueiro (P) ; melocotonero (E) ; pesco, melocoton (I).


La plante et ses utilisations

 

Le pêcher est un arbre fruitier, haut de 2 à 5 m, à fleurs roses et à floraison précoce, dont la culture est concentrée surtout dans les régions méridionales de notre territoire à cause de la sensibilité au gel de sa floraison précoce.

Le fruit (pêche), principalement consommé frais hormis pour certaines variétés de conserve, est une drupe presque sphérique. La récolte, manuelle, a lieu en été. Les fruits, fragiles, doivent être rapidement placés en chambre froide.

Il existe de très nombreuses variétés, comprenant des pêches à chair jaune et des pêches à chair blanche. On distingue aussi les pêches proprement dites, avec la peau duveteuse, des brugnons (peau lisse et noyau adhérent) et des nectarines (peau lisse et noyau libre).

Le pêcher est cultivé soit en plein vent, notamment dans les vergers d'Europe, soit en espalier. Un verger peut produire pendant 15 à 20 ans. La multiplication se fait par semis ou par voie végétative. On utilise comme porte-greffe un pêcher, un prunier ou encore un hybride pêcher x amandier.

La connaissance des stades phénologiques permet de mieux raisonner la surveillance et la lutte phytosanitaires. L'arbre très sensible à la gommose doit être taillé préférentiellement en vert. 

Les principaux pays producteurs européens sont l'Italie, la Grèce, l'Espagne et la France (4ème) avec environ 230 000 T/an pour une surface de presque 11 000 ha en 2013 (chiffres CTIFL). Dans notre pays les surfaces sont en diminution à cause de la présence du virus de la sharka.


Les maladies et ravageurs 

Les principales maladies du pêcher :

Les maladies fongiques les plus fréquentes sur feuilles sont la cloque (Taphrina deformans) et sur fruits, les monilioses (Monilia laxa, M. fructigenafigure 5).

La tavelure, provoquée par Venturia carpophila peut-être assez présente sur fruits lors de printemps humides. Celle-ci forme des petites taches brunes sur l'épiderme, et rigidifie la peau du fruit qui éclate lors de pluies abondantes après sécheresse. Les feuilles peuvent être atteintes par l'oïdium perforant, Podosphaera pannosa (figure 6), parasite fréquent sur les rosacées (rosierlaurier cerise, etc.). 

Sur rameaux, les deux maladies les plus redoutables sont le chancre à Fusicoccum (Fusicoccum amygdali) ainsi que le chancre à Cystopora (surtout Cytospora cincta et secondairement C. leucostoma) qui se développe dans les zones septentrionales. On observe depuis quelques années le développement de maladies à chancres du bois liées à des Botryosphaeriacées (champignons de plus en plus fréquents sur la vigne) comme B. dothidea

Le dépérissement bactérien est du à la bactérie Pseudomonas syringae pv. syringae. Cette bactérie provoque une gommose sur les rameaux et l'absence de débourrement des bourgeons. Une nécrose rougeâtre apparaît sous l'écorce.

La sharka est une grave maladie à virus transmise par des pucerons (figure 7) et pour laquelle il est recommandé de n'utiliser que des plants certifiés. 

Les principaux ravageurs européens :

Les ravageurs les plus importants sont communs aux arbres fruitiers à pépins et à noyaux.

Le plus préjudiciable reste la tordeuse orientale du pêcher (Grapholita molesta), ainsi que les pucerons : le puceron vert du pêcher, Myzus (Nectarosiphon) persicae, le puceron cigarier du pêcher (Myzus varians), le puceron brun du prunier (Brachycaudus prunicola), le puceron farineux du prunier (Hyalopterus pruni) et le puceron noir du pêcher (Brachycaudus persicae).


Le péritèle gris, Peritelus sphaeroides Germar 1824 (Coleoptera, Curculionidae) et le phyllobe, Phyllobius (Nemoicus) oblongus (Linnaeus 1758), même famille, attaquent les feuilles. Enfin, la petite mineuse du pêcher (Anarsia lineatella Zeller 1839) attaque les jeunes pousses et les fruits, de même que la mineuse marbrée (Phyllonorycter blancardella) peut être présente sur feuilles. Le thrips du pêcher (Thrips meridionalis) attaque les fleurs.

Dernière modification : 02/03/2026
  • Auteurs :
  • S Chamont (INRAe)
  • A INRAE (INRAE)
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Figure 1
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Figure 2
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Figure 3
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Figure 4
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Figure 5
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Figure 6
sharka pecher dunez.jpg
Figure 7
pecher-cigarier
Figure 8
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Figure 9