Homoeosoma nebulella (Denis et Schiffermuller 1775)
Pyrale du tournesol
Pyrale du tournesol
- class. : Animalia, Arthropoda, Insecta, Lepidoptera, Pyralidae
- syn. :
- syn. :
- dénominations européennes : sunflower moth (GB), Sonnenblumenmotte (D), piral del girasol (E), piralide del girasole (I), pirale do Girassol (P).
Caractéristiques du ravageur et de ses dégâts
- Description du ravageur :
L'adulte est un papillon de 22 à 27 mm d'envergure, de couleur gris clair (figure 1). Le corps est recouvert d'écailles argentées. Les ailes antérieures, gris cendré mêlé de reflets brunâtres, présentent 2 paires de ponctuations gris foncé. Les ailes postérieures sont blanc nacré, presque translucides.
L'oeuf est blanc jaunâtre, très fragile, en forme de gélule d'à peine 1 mm de long (figure 2). La chenille atteint environ 14 mm à son complet développement.
L'oeuf est blanc jaunâtre, très fragile, en forme de gélule d'à peine 1 mm de long (figure 2). La chenille atteint environ 14 mm à son complet développement.
Elle est de couleur variable, jaune verdâtre à grisâtre sale, et striée longitudinalement de lignes pourpres ou carminées (figure 3 et 4). A la fin de son développement, elle se confectionne un cocon souple à larges mailles blanc grisâtre et se chrysalide.
- Les dégâts sur les cultures :
Dans les zones fortement infestées du Sud-Est de la France, c'est essentiellement sur les cultures dérobées de tournesol que l'on constate des dégâts, car les populations de chenilles sur capitules (figure 5) y sont plus importantes que pour les générations précédentes (figure 6).
Les akènes sont évidés et la perte peut atteindre 20 à 30% sur certains capitules. En revanche, sur les cultures récoltées fin août, les dégâts sont insignifiants en raison de nombreux ennemis naturels.
Biologie du ravageur
- Les plantes hôtes :
Les plantes-hôtes sont le tournesol ainsi que de nombreuses autres composées (Asteraceae) : armoise, aster, bardane, chardon, chrysanthème, cinéraire, pâquerette, etc.
- Cycle de développement :
Il y a au moins 3 générations annuelles dans le sud de la France, souvent une 4ème et même une 5ème génération partielle car cette pyrale est capable de se reproduire tant qu'elle trouve des sites de ponte et d'alimentation favorables.
La première génération se développe fin mai-début juin aux dépens de composées spontanées et notamment du chardon de Marie (Silybum marianum). Sur le tournesol (pour la 2ème génération), la ponte commence au début de la floraison, dès qu'il y a émission de pollen. Une 3ème génération ne peut achever son complet développement sur les tournesols récoltés fin août.
La première génération se développe fin mai-début juin aux dépens de composées spontanées et notamment du chardon de Marie (Silybum marianum). Sur le tournesol (pour la 2ème génération), la ponte commence au début de la floraison, dès qu'il y a émission de pollen. Une 3ème génération ne peut achever son complet développement sur les tournesols récoltés fin août.
Par contre, sur les semis plus tardifs ou les cultures dérobées, le développement se poursuit tant que des fleurs sont présentes (tardillons) et parfois jusqu'à la fin novembre, voire début décembre.
La chenille nouveau-née présente d'abord une phase errante et se nourrit de pollen. Elle pénètre ensuite dans les fleurons ou perce la base charnue des bractées entourant l'involucre, creuse des galeries dans le parenchyme médullaire du capitule, grignote la base des fleurons ou évide les graines de leur contenu.
La chenille nouveau-née présente d'abord une phase errante et se nourrit de pollen. Elle pénètre ensuite dans les fleurons ou perce la base charnue des bractées entourant l'involucre, creuse des galeries dans le parenchyme médullaire du capitule, grignote la base des fleurons ou évide les graines de leur contenu.
Elle ne vit qu'au niveau de l'inflorescence, jamais dans les tiges. A la fin de son développement, elle se laisse tomber sur le sol, s'enfonce de quelques cm, se confectionne un cocon et se nymphose, à moins qu'elle n'entre en diapause hivernale.