Sitodiplosis mosellana (Gehin 1857)
Cécidomyie orangée du blé

 

- class. : Animalia, Arthropoda, Insecta, Diptera, Cecidomyiidae
- syn. :
- dénominations européennes : orange wheat blossom midge (GB), Orangerote Weizengallmücke (D), cecidomido naranjo del trigo (E), cecidomia rossa del Grano (I), cecidomídeo laranja do trigo (P).

Biologie du ravageur

Description du ravageur :

L'adulte de l'insecte Sitodiplosis mosellana mesure entre 1,5 et 2,5 mm, il est rouge orangé et gracile. Il a de longues pattes minces et marron clair et possède des antennes brunes. La femelle possède un ovipositeur court, inextensible.

La larve mesure de 2 à 2,5 mm de longueur, elle est de couleur rouge orangé (figure 1), en forme d'asticot, dépourvue de pattes et de capsule céphalique. elle a une spatule sternale sur la face inférieure du premier segment du thorax. L'extrémité postérieure de l'asticot porte plusieurs appendices denticulés. Cette larve est incapable de sauter.

Les dégâts sur les cultures :

Une attaque moyenne de 15 larves par épi de blé peut diminuer la récolte de 4 q/ha. Une attaque précoce entrave la formation du grain ; une attaque tardive se traduit par des grains fragiles. A la suite d'une attaque partielle, les épis sont souvent déformés et mous au toucher ; ils paraissent anormalement minces.

Ceux du seigle peuvent apparaître minés. Souvent l'enveloppe de la graine éclate et une infection secondaire se développe (figure 2). La valeur en tant que semence, le pouvoir germinatif et la rapidité de germination, la vigueur, et le poids de mille grains peuvent être considérablement réduits. Chez le seigle, la qualité de cuisson peut être détériorée.

Biologie du ravageur

Hôtes du ravageur :

Cette cécidomyie est répandue dans tout l'hémisphère nord, elle se développe sur le blé, le seigle et l'orge.


Cycle de développement :

On observe une génération par an. Les mouches qui ont une durée de vie de quelques jours, commencent à voler à peu près à l'époque de la floraison du blé. Dans le champ, elles se tiennent en général sur le sol. Après le coucher du soleil, surtout par temps calme, elles s'envolent pour pondre sur les épis. Si l'hygrométrie est assez élevée, la ponte peut avoir lieu en plein jour. La durée de la période de vol est de 2 à 3 semaines ou plus longtemps.

La fécondité est de 30 à 40 oeufs par femelle, les oeufs sont pondus isolement, sur des épis au stade de la pré-floraison. Si les oeufs sont pondus plus tard, les larves sont incapables de se développer normalement.

Les jeunes larves éclosent environ 5 à 10 jours après la ponte et s'alimentent pendant 3 à 4 semaines. Leur taille définitive une fois atteinte, les larves quittent les épis par temps humide et gagnent les couches supérieures du sol. Par temps sec, les larves forment dans les épis des "pupes apparentes" dans lesquelles elles sont enfermées, jusquà ce que le temps devienne humide, leur permettant de descendre dans le sol. A cet endroit, elles tissent leur cocon dans lequel elles restent plus ou moins longtemps en diapause. Les larves hivernent dans un cocon souterrain, de forme ronde et transparent.

Normalement les larves se nymphosent au printemps suivant, elles peuvent cependant rester en diapause pendant plusieurs années. Lorsque les températures augmentent au printemps, les larves gagnent directement la couche supérieure du sol et s'y nymphosent ; la nymphose dure environ 2 semaines.  Dans une population, 0 à 96% des individus entrent en diapause, la proportion dépendant de facteurs tels que les précipitations, l'humidité du sol et la rotation des cultures.

La dynamique des populations de cette cécidomyie est gouvernée essentiellement par les parasites, la diapause et la discordance phénologique. Des précipitations violentes, pendant la période de vol, peuvent abattre les cécidomyies au sol et les tuer.
Dernière modification : 19/02/2026
Sitodiplosis_mosellana_2
Figure 1
Sitodiplosis_mosellana_1
Figure 2