Parthenolecanium corni (Bouche 1844)
Parthenolecanium persicae (Fabricius 1776)
Lécanium du cornouiller et de la vigne
et cochenille à carapace du pêcher
Parthenolecanium persicae (Fabricius 1776)
Lécanium du cornouiller et de la vigne
et cochenille à carapace du pêcher
- class. : Animalia, Arthropoda, Insecta, Hemiptera, Coccidae
- syn. : Eulecanium corni et Chermes persicae, P. crudum
- dénominations européennes : european fruit scale, brown scale, peach scale, grapevine scale (GB) ; Gemeine Napfschildlaus, Zwetschgen-Napfschildlaus (D) ; cochinilla de la vid (E) ; cocciniglia del corniolo (I) ; lapa da vinha (P)
NB : ces deux espèces étaient, autrefois, placées dans la famille des Lecaniidae.
- syn. : Eulecanium corni et Chermes persicae, P. crudum
- dénominations européennes : european fruit scale, brown scale, peach scale, grapevine scale (GB) ; Gemeine Napfschildlaus, Zwetschgen-Napfschildlaus (D) ; cochinilla de la vid (E) ; cocciniglia del corniolo (I) ; lapa da vinha (P)
NB : ces deux espèces étaient, autrefois, placées dans la famille des Lecaniidae.
Caractéristiques des ravageurs et de leurs dégâts
- Description du ravageur :
Deux espèces de Parthenolecanium occasionnent des dégâts considérables aux vignobles. Les formes larvaires sont très difficiles à distinguer. La distinction entre les 2 espèces s'effectue à partir des formes adultes. P. corni est une cochenille globuleuse, d'environ 4 à 6 mm de long, 4 mm de large, de couleur brun acajou, luisante, sans carène médiane marquée (figure 1) ; des rugosités marginales prononcées. P. persicae est plus allongée, jusqu'à 1 cm de long, de couleur brun rouge, mate, avec un carène médiane bien marqué, sans rugosités marginales (figure 2).
- Les dégâts sur les cultures :
Les plantes attaquées fleurissent mal, les fruits restent petits ; chez les arbres fruitiers, il se développe fréquemment une intense fumagine sur le miellat très abondant qui est produit par ces cochenilles.
Ces espèces, bien que ravageurs occasionnels sur vigne sont des vecteurs potentiels des deux virus de l'enroulement GLRaV-1 et GLRaV-3 sur cette culture.
Biologie des ravageurs
- Les plantes hôtes :
Parthenolecanium persicae s'attaque à la vigne (Vitis vinifera), au pêcher (Prunus persica), au groseillier (Ribes sp.), au rosier (Rosa sp.), et à la glycine (Wisteria sp.).
P. corni, plus polyphage, s'attaque aussi au prunier (Prunus domestica), au cerisier (P. cerasus, P. avium), à l'abricotier (Prunus armeniaca), au noyer (Juglans sp.), au noisetier (Corylus avellana) et au cornouiller (Cornus sp.) (figure 4).
- Cycle de développement :
Les mâles deviennent adultes (figure 5) quand les femelles subissent la 2ème mue. Les femelles non fécondées ne produisent que des femelles. La fécondité des femelles est de 1 500 à 2 000 oeufs. La femelle accumule ses oeufs pour les expulser, pendant plusieurs jours, entre la fin du mois de mai et le mois de juillet (figure 6). Elle meurt alors et sa carapace protège les oeufs pendant tout le développement embryonnaire.
La durée de l'incubation est de 15 à 30 jours. L'éclosion commence à la mi-juin. Les jeunes larves se déplacent rapidement à la surface des plantes et peuvent être transportées par le vent à de grandes distances. Elles se fixent à la face inférieure des feuilles, principalement le long des nervures. La première mue larvaire a lieu en août. Les larves migrent alors vers les racines, les branches et le tronc pour hiverner. Elles deviennent adultes en avril et émigrent vers les jeunes branches, les pousses et les jeunes feuilles.