Grapholita (Aspila) molesta (Busck 1916)
Tordeuse orientale du pêcher
 
- class. : Animalia, Arthropoda, Insecta, Lepidoptera, Tortricidae
- syn. : Cnephasia pumicana, Cydia molesta
- dénominations européennes : oriental peach moth, oriental fruit moth (GB) ; Pfirsichtriebbohrer, Pfirsichwickler (D) ; polilla oriental del melocotonero (E) ;  tignola orientale del pesco (I) ;  traça oriental do pessegueiro (P).

Caractéristiques du ravageur et de ses dégâts


Description du ravageur :

L'adulte mesure 16 mm d'envergure. Les ailes antérieures, brun-noir foncé, présentent sur le bord anal une tache oblique formée par des écailles blanches et sur le bord antérieur des traits blancs. Les ailes postérieures sont gris-brun uniforme. Les pattes et l'abdomen sont argentés (figure 1).

L'oeuf, elliptique, mesure environ 1 mm de long. De couleur blanchâtre immédiatement après la ponte, il devient jaunâtre quelques jours après. Il présente un anneau rougeâtre à l'intérieur de son vitellus qui disparaît lorsque la chenille se forme. La larve passe par 5 stades larvaires. A complet développement, la chenille peut atteindre 14 mm. Son corps, d'abord blanc, devient rose au dernier stade. Sa tête est brun clair.

La chrysalide est brun clair, d'environ 6 mm.

Les dégâts sur les cultures :

Sur jeunes pousses de pêcher, les dégâts peuvent être importants en pépinière (figure 2). Des dégâts peuvent être occasionnés sur les écussons de greffage en septembre. Les préjudices les plus importants sont dûs aux attaques sur fruits (figure 3). Sur les variétés tardives, les dégâts sont souvent invisibles, la chenille se dirigeant vers le noyau sans perforation visible de l'épiderme.

Sur prunier et sur abricotier, les dégâts sont moindres : les fruits sont rarement atteints et les jeunes pousses ne sont propices au développement de l'insecte que pendant une période ne permettant pas la multiplication de l'espèce. Sur pommier et poirier, l'infestation des vergers dépend de la proximité de plantations de pêcher. Les rameaux ne sont pratiquement jamais atteints ; dans le cas des pommes, les chenilles pénètrent par la cavité pédonculaire et gagnent rapidement la zone des pépins  ; dans le cas des poires, seules les variétés d'automne et d'hiver sont attaquées, le développement de la chenille se poursuivant au cours de la conservation non-réfrigérée (en chambre froide, son évolution est interrompue).

Biologie du ravageur

Les plantes hôtes :

Ce parasite est originaire de l'Asie et s'est fortement dévellopé en Europe au XXème siècle. Les plantes-hôtes de la tordeuse orientale du pêcher sont bien sûr le pêcher (Prunus persica), mais aussi le poirier (Pyrus communis), le pommier (Malus pumila), le cognassier (Cydonia oblonga), l'abricotier (Prunus armeniaca) et les pruniers.

Cycle de développement :

Il y a 4 à 6 générations qui se superposent partiellement. L'apparition des 1ers papillons issus de la génération hivernante se situe fin mars-début avril et peut se prolonger pendant 2 mois. La ponte est ensuite continue d'avril-mai à septembre-octobre. Une même chenille peut miner plusieurs pousses. Ensuite, elle se métamorphose dans un cocon épais sous l'écorce des branches ou sous un abri à la surface du sol. Les chenilles qui terminent leur alimentation au mois de septembre et qui appartiennent pour la plupart à la 4ème génération entrent en diapause dans un cocon soyeux tissé sur le tronc ou sur le sol.

Le papillon vole dans les vergers à la tombée de la nuit pendant toute la période de végétation. La ponte a lieu lorsque la température crépusculaire dépasse 15°C, et dure 10 à 15 jours pour une même femelle. Les oeufs sont pondus à la face inférieure des feuilles (figure 7). La fécondité est généralement de 50 oeufs environ.

La durée de l'évolution embryonnaire varie suivant la saison ; de 7 à 14 jours au printemps, de 3 à 6 jours en été, elle peut atteindre 20 jours en automne. Le développement larvaire dure 15 jours à 3 semaines suivant la température.

Dès sa sortie de l'oeuf, la jeune chenille pénètre dans une jeune pousse (figure 8). Le point de pénétration, très proche de l'oeuf, se situe en général sur la nervure de la feuille puis la chenille gagne le rameau au niveau du point d'insertion. Lors du forage de la galerie descendante, longue de 3 à 5 cm, la chenille rejette ses excréments autour de l'orifice. La plante réagit par une exsudation gommeuse entraînant dans certains cas la mort de la chenille. Lorsque les jeunes rameaux deviennent trop ligneux, la chenille s'attaque alors aux fruits ayant atteint les 3/4 de leur développement, un mois et demi avant la récolte. La chenille peut également pénétrer dans de très jeunes fruits en perforant l'épiderme à proximité du pédoncule. Dans ce cas, le stade errant de la larve nouveau-née peut durer plusieurs heures. La durée de développement de la nymphe est de 10 à 15 jours.
 
Ce ravageur peut-être contrôlé par des pièges à phéromones
Dernière modification : 26/02/2026
Grapholita_molesta-5
Figure 1
Grapholita-molesta6
Figure 2
Grapholita_molesta-1
Figure 3
Grapholita_molesta-4
Figure 4
Grapholita-molesta7
Figure 5
Grapholita-molesta10
Figure 6
Grapholita_molesta-2
Figure 7
Grapholita_molesta-3
Figure 8
Grapholita-molesta8
Figure 9
Grapholita-molesta9
Figure 10