Agrotis segetum (Denis et Schiffermuller 1775)
Noctuelle des moissons
Noctuelle des moissons
- class. : Animalia, Arthropoda, Insecta, Lepidoptera, Noctuidae
- syn. : Scotia segetum, Euxoa segetum, Feltia segetum
- dénominations européennes : turnip moth, bark feeding cutworm, xanthous cutworm (GB) ; Saateule, Wintersaateule (D) ; rosquilla gris (E) ; nottua delle messi, nottua dei seminati (I) ; nóctua cinzenta (P).
- syn. : Scotia segetum, Euxoa segetum, Feltia segetum
- dénominations européennes : turnip moth, bark feeding cutworm, xanthous cutworm (GB) ; Saateule, Wintersaateule (D) ; rosquilla gris (E) ; nottua delle messi, nottua dei seminati (I) ; nóctua cinzenta (P).
Caractéristiques du ravageur et de ses dégâts
- Description du ravageur :
L'adulte mesure 40 mm d'envergure ; les ailes antérieures sont brunes foncées avec, au centre, une tache réniforme et une tache circulaire plus claires. Les ailes postérieures sont blanches chez le mâle et grises chez la femelle. Le pourtour des ailes porte un mince liseré noir (figure 1).
La larve mesure 45 à 50 mm, la tête est rougeâtre, le corps grisâtre avec deux lignes parallèles dans la région médiane. Sur chaque segment, 2 petites taches noires à l'avant et 2 à l'arrière portant chacune une petite soie (figure 2).
- Les dégâts sur les cultures :
Les chenilles sont très voraces ; néanmoins, les pullulations de gravité exceptionnelle sont rares (figure 3) et demeurent généralement en deçà de ce que l'on peut observer avec la noctuelle ypsilon, Agrotis ipsilon.
C'est un organisme nuisible de lutte obligatoire listé dans l’arrêté national du 31 juillet 2000.
C'est un organisme nuisible de lutte obligatoire listé dans l’arrêté national du 31 juillet 2000.
Biologie du ravageur
- Les plantes hôtes :
Les plantes-hôtes de la noctuelle des moissons sont les plantes spontanées, chiendent (Elymus repens), liseron (Convolvulus arvensis), plantain (Plantago spp.), etc., les plantes légumières voisines ainsi que la betterave, la pomme de terre, les céréales, le tabac, la vigne, etc.
- Cycle de développement :
Il y a 1 à 2 générations annuelles, quelquefois, une 3ème génération partielle. Cette noctuelle hiverne à l'état de chenille à des stades différents selon les régions ; la reprise de développement a lieu en mars-avril. Les adultes apparaissent de la mi-avril à début juin et la 1ère génération larvaire se développe de juin à juillet.
Dans le nord de la France, ces larves arrivées au dernier stade hivernent à moins qu'elles ne se nymphosent dans le sol ; les adultes sortis en août sont à l'origine d'une 2ème génération larvaire.
Dans le sud, toutes les chenilles se nymphosent en juin-juillet ; les adultes apparaissent de fin juillet à début septembre. Les chenilles se développent d'août à la fin octobre et hivernent à des stades divers ; certaines donnent une 3ème génération larvaire partielle en octobre-novembre.
Cette espèce est considérée comme sédentaire mais les adultes semblent capables, à certaines époques, d'effectuer des vols d'une amplitude limitée.
Les femelles déposent leurs oeufs isolément ou en petits groupes à la face inférieure des feuilles de plantes spontanées, sur les tiges, ainsi qu'à la surface du sol (figure 4). La fécondité, est généralement de 800 à 1 200 oeufs. La durée moyenne d'évolution embryonnaire est de 15 jours à 14,5°C.
Dans le nord de la France, ces larves arrivées au dernier stade hivernent à moins qu'elles ne se nymphosent dans le sol ; les adultes sortis en août sont à l'origine d'une 2ème génération larvaire.
Dans le sud, toutes les chenilles se nymphosent en juin-juillet ; les adultes apparaissent de fin juillet à début septembre. Les chenilles se développent d'août à la fin octobre et hivernent à des stades divers ; certaines donnent une 3ème génération larvaire partielle en octobre-novembre.
Cette espèce est considérée comme sédentaire mais les adultes semblent capables, à certaines époques, d'effectuer des vols d'une amplitude limitée.
Les femelles déposent leurs oeufs isolément ou en petits groupes à la face inférieure des feuilles de plantes spontanées, sur les tiges, ainsi qu'à la surface du sol (figure 4). La fécondité, est généralement de 800 à 1 200 oeufs. La durée moyenne d'évolution embryonnaire est de 15 jours à 14,5°C.
La jeune chenille ronge d'abord les plantes spontanées puis s'attaque aux espèces cultivées voisines. Elle s'alimente la nuit, dévorant le feuillage et sectionnant les pétioles (figure 5). Pendant la journée, elle se dissimule en s'enroulant sur elle-même sous une motte ou à une faible profondeur dans le sol.