Ditylenchus dipsaci (Kuhn 1857)
Anguillule des céréales et des bulbes
Anguillule des céréales et des bulbes
- class. : Animalia, Nematoda, Secernentea, Tylenchida, Anguinidae
- syn. : Heterodera dipsaci
- dénominations européennes : stem nematode, bulb and stem nematode (GB) ; Stengelälchen, Stockälchen (D) ; anguilula del tallo (E) ; nematode dello stelo e dei bulbi (I) ; nemátodo dos cereais (P)
- syn. : Heterodera dipsaci
- dénominations européennes : stem nematode, bulb and stem nematode (GB) ; Stengelälchen, Stockälchen (D) ; anguilula del tallo (E) ; nematode dello stelo e dei bulbi (I) ; nemátodo dos cereais (P)
Caractéristiques du ravageur et de ses dégâts
- Description du ravageur :
D. dipsaci est un endoparasite strict migrateur. Les mâles et les femelles sont vermiformes à tous les stades et les adultes mesurent 0,9 à 1,8 mm de long. Il existe une race géante en région méditerranéenne qui se distingue par sa taille supérieure.
- Les dégâts sur les cultures :
Sur betterave et carotte, l'infestation primaire débute juste après la germination et les feuilles se déforment. A l'automne, le collet devient spongieux et pulvérulent et se détache de la racine. Les jeunes plants d'oignon, de poireau, d'ail, d'échalote se renflent à la base et les feuilles se déforment (figure 1).
Plus tard, les bulbes sont boursouflés et craquelés (maladie vermiculaire de l'oignon). Les plants de pois et de haricot restent courts, ont un aspect buissonnant et meurent dans une forte proportion.
Sur fraisier, les feuilles sont petites et déformées, les pétioles courts, épais et tordus. Le feuillage se dessèche et tombe.
Sur avoine, seigle, ou luzerne les feuilles se déforment, les tiges s'épaississent, le tallage est excessif (figure 2), la plante est courte et rabougrie. Une attaque précoce et massive peut entraîner la disparition des jeunes plants par taches. Sur maïs, les pieds sont raccourcis, gonflés, nécrosés. Les racines coronaires disparaissent, entraînant une verse. L'orge et le blé sont rarement attaqués.
Sur pomme de terre, le plant se déforme, la tige et les tubercules se nécrosent. Les jeunes plants de tabac se dessèchent et meurent. Les plants plus âgés se couchent (verse du tabac).
En plus des dégâts directs dûs à la présence du nématode, les tissus atteints sont généralement envahis par divers micro-organismes qui provoquent leur pourrissement.
Sur fraisier, les feuilles sont petites et déformées, les pétioles courts, épais et tordus. Le feuillage se dessèche et tombe.
Sur avoine, seigle, ou luzerne les feuilles se déforment, les tiges s'épaississent, le tallage est excessif (figure 2), la plante est courte et rabougrie. Une attaque précoce et massive peut entraîner la disparition des jeunes plants par taches. Sur maïs, les pieds sont raccourcis, gonflés, nécrosés. Les racines coronaires disparaissent, entraînant une verse. L'orge et le blé sont rarement attaqués.
Sur pomme de terre, le plant se déforme, la tige et les tubercules se nécrosent. Les jeunes plants de tabac se dessèchent et meurent. Les plants plus âgés se couchent (verse du tabac).
En plus des dégâts directs dûs à la présence du nématode, les tissus atteints sont généralement envahis par divers micro-organismes qui provoquent leur pourrissement.
Biologie du ravageur
- Les plantes hôtes :
Commun dans toute l'Europe, ce nématode peut s'attaquer à plus de 1 200 plantes cultivées et sauvages. Il existe une vingtaine de races biologiques indistinguables morphologiquement, mais possédant chacune sa gamme d'hôtes.
Les principales cultures attaquées sont des graminées (avoine, seigle, maïs) ; des liliacées (oignon, ail, poireau, figures 1 et 2) ; les légumineuses (luzerne, haricot, pois, trèfle) ; des solanées (pomme de terre, tabac) ; des crucifères (chou, navet, moutarde) ; des moracées (chanvre, houblon), etc.
- Cycle de développement :
Doué de grandes capacités d'anabiose, ce nématode peut persister dans le sol à l'état de vie ralentie pendant 8 à 9 ans. Il hiverne à tous les stades dans les tiges, les pétioles, les bulbes des plantes cultivées ou de mauvaises herbes et se reproduit pendant toute l'année, sauf par temps froid.
Profitant de l'humidité lors des pluies ou de la rosée, les larves (figure 3) et les adultes migrent hors du sol et se déplacent à la surface des tiges et des feuilles dans la pellicule d'eau qui les recouvre. Ils pénètrent à la base des tiges ou dans les écailles des bulbes, creusent des cavités en dissociant les cellules.
Profitant de l'humidité lors des pluies ou de la rosée, les larves (figure 3) et les adultes migrent hors du sol et se déplacent à la surface des tiges et des feuilles dans la pellicule d'eau qui les recouvre. Ils pénètrent à la base des tiges ou dans les écailles des bulbes, creusent des cavités en dissociant les cellules.
Ces cavités se traduisent par des lésions brun rougeâtre qui peuvent être très étendues. En fin de végétation, on retrouve dans ces lésions desséchées une substance cotonneuse constituée de millions d'individus à l'état d'anabiose (vie ralentie) qui constituent une réserve d'infection pour les cultures suivantes.
Les individus se nourrissent des sucs cellulaires qu'ils aspirent avec leur stylet après avoir injecté leur salive dans les cellules. Les substances toxiques contenues dans la salive provoquent des nécroses et des déformations des tissus. Ce nématode peut également envahir les graines et être disséminé avec les semences (luzerne).