(Chevalier) Liang Ferguson 1984
Le kiwi
- class. : Plantae, Magnoliophyta, Magnoliopsida, Theales, Actinidiaceae
- class. APG III : Angiospermae, Eudicotydae, Rosinae, Asteridae, Ericales, Actinidiaceae
- syn : groseille de Chine, souris végétale
- syn. scientifique : Actinidia sinensis var. deliciosa
- dénominations européennes : kiwi, chinese gooseberry (GB) ; Kiwi (D) ; kiwi (E) ; kiwi (I) ; kiwi (P) ; pêche du Yang Tsé Kiang (Chine)
Dans le genre Actinidia, on trouve d'autres espèces cultivées plus rarement pour leurs fruits comme A. chinensis dont les fruits sont à peau lisse, Actinidia arguta ou kiwaï cultivé aussi pour ses fruits à peau lisse plus résistante au froid que A. deliciosa. Actinidia kolomicta est cultivée comme liane très vigoureuse, décorative par son feuillage à couleur variable (du blanc au rose en passant par le vert).
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Liane dioïque vivace originaire de Chine, cette espèce n'est cultivée en France que depuis les années 70.
Cette plante est conduite sur tuteur menant à un fil de fer tendu, ce qui lui confère un port en T. Il est conseillé de planter un pied mâle pour 8 ou 10 pieds femelles. La pollinisation se fait par les abeilles. La floraison a lieu en juin et le fruit parvient à maturité en octobre-décembre. Un éclaircissage des fruits est nécessaire.
Le fruit (kiwi), est une grosse baie ovale, recouverte d'une pellicule brun-verdâtre très velue, à pulpe vert pâle avec de petits grain noirs, que l'on consomme frais et qui est très riche en vitamine C. La récolte est tardive (premières gelées). La maturation se fait après la récolte. Elle est accélérée par l'éthylène produite par pommes et bananes mûres. Dans de bonnes conditions, la conservation est possible jusqu'à l'été suivant.
La multiplication se fait par marcottage, semis ou bouturage. Une plantation commence à produire à partir de 5 ans pour atteindre son plein rendement vers 10-12 ans et durer 50 ans. La production peut-être importante.
Cette culture est très sensible au manque d'eau ainsi qu'à l'hygrométrie ambiante. Il peut-être placé à mi-ombre et souvent cultivé sous ombrière et aspersion. Elle doit être aussi protégée du vent par des haies. La plante préfère les sols humifères, légers et peu calcaires. En plus de sa sensibilité au gels hivernaux, une protection par aspersion contre les gelées printanières du kiwi lors du débourrement peut-être nécessaire.
L'Italie (400 000 T) et la France (76 000 T dont la moitié en Aquitaine, 4ème producteur mondial, 4200 ha en 2010) sont les principaux pays producteurs en Europe. Il existe en France un Label Rouge pour la production du kiwi de l'Adour.
On doit noter que la consommation de fruits peut entraîner chez certaines personnes des risques graves d'allergies dues aux graines.
Comme pour toutes les cultures, les mesures prophylactiques (choix des plants, choix des parcelles pour éviter le gel, l'humidité, le vent...) permettent de maintenir normalement un bon état sanitaire de cette culture. Toutefois depuis quelques années on voit se développer quelques maladies et ravageurs préoccupants.
- Les principales maladies du kiwi :
Pseudomonas syringae pv. actinidiae (PSA) responsable du chancre (kiwi fruit canker) est actuellement le pathogène le plus redouté. Cette bactérie se répand dans toutes les zones de culture du monde depuis quelques années ; elle est apparue en France, via l'Italie en 2010. Cette bactérie provoque des taches foliaires brunes entourées d'un halo jaune, le brunissement des bourgeons, l'apparition de chancres avec exsudats rougeâtres sur rameaux ainsi que la pourriture des fruits puis leur chute. A terme, on observe le flétrissement et la mort de la plante. L'espèce A. sinensis est plus sensible ainsi que les variétés à chair jaune.
Botrytis cinerea peut contaminer les fleurs et jeunes fruits en période humide. Dans les pays de culture plus ancienne comme la Nouvelle Zélande, Phytophthora cactorum et P. cinnamomi, ainsi que Armillaria mellea provoquent des mortalités au verger. Phaeomoniella chlamydospora, champignon associé à l'esca sur la vigne est aussi lié à un dépérissement sur kiwi dans certains pays.
- Les principaux ravageurs européens :
On signale un certain nombre d'ennemis communs aux autres cultures fruitières, notamment la cochenille blanche du mûrier (Pseudaulacaspis pentagona) ravageur important, la mouche méditerranéenne des fruits (Ceratitis capitata) et des nématodes cécidogènes (Meloidogyne spp.).
Metcalfa pruinosa (Hemiptera Flatidae), la cicadelle pruineuse, insecte polyphage en pleine expansion en France, peut affaiblir les plantes par les piqures nutritionnelles des larves et réduire le nombre de fruits commercialisables à cause du développement de la fumagine liée au miellat produit par ces insectes.