Armillaria mellea
Armillaire couleur de miel
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Position systématique : Champignon - Basidiomycète - Agaricale
Hôtes : polyphage (feuillus et résineux)
Localisation sur l'hôte : Racines, collets
- Biologie
Le cycle biologique de l'armillaire alterne entre une phase saprophytique (colonisation des souches et fragment de bois mort) et une phase pathogène (infection des arbres vivants).
Les fructifications apparaissent à l'automne sous forme de carpophores en touffes sur du bois mort. Les basidiospores libérées des lamelles et disséminées par le vent germent dans le sol pour donner un mycélium qui peut prendre deux formes différentes :
- un mycélium blanc en lame appelé palmettes qui colonise le système racinaire et le collet des arbres entre l'écorce et le bois ; il s'agit de la phase pathogène du champignon.
- des cordons mycéliens souterrains noirs (rhizomorphes) constituant des organes de conservation et de dissémination du champignon.
La propagation et l'infection des arbres se font par les rhizomorphes souterrains qui colonisent la surface des racines et la base du tronc et qui pénètrent sous l'écorce des arbres affaiblis (par des attaques d'agents biotiques primaire et/ou par des aléas climatiques) pour y développer un mycélium blanc (palmettes) qui dégrade le bois : il s'agit donc d'un agent pathogène secondaire.
- Symptômes et éléments de diagnostic
- Mycélium blanc en "peau de chamois" sous l'écorce au niveau des racines et du collet pouvant se différencier en palmettes sous-corticales blanches à brunes.
- Rhizomorphes sous-corticaux aplatis bruns plus ou moins ramifiés.
- Rhizomorphes souterrains dans le sol, plus ou moins cylindriques noirs.
- Fructifications à l'automne en touffes :
. chapeau de couleur très claire, sans squames
. pied allongé de diamètre constant
. base du pied en fuseau
. anneau bien développé, assez épais.
- Dégâts
- Pathogène secondaire : il affecte essentiellement les arbres (feuillus ou résineux) affaiblis par des stress biotiques et/ou abiotiques
- Entraîne la pourriture des racines provoquant une perturbation de l'alimentation en eau et éléments minéraux des arbres et contribuant à la dégradation de leur état sanitaire
- Facteur aggravant dans un dépérissement forestier
- L'agressivité d'Armillaria mellea est intermédiaire entre A. ostoyae (agent potentiellement primaire) et A. gallica (agent secondaire strict)
- Confusion possible
Les carpophores d'armillaire couleur de miel peuvent être confondus avec les autres espèces d'armillaire.
Les rhizomorphes et les palmettes sont indistincts entre espèce : seule un test PCR permet d'identifier l'espèce avec fiabilité.